LE SEPTIÈME MATÉRIAU · HISTOIRE

Mettre le textile sous tension avant de l’enduire.

En 1973, Serge Ferrari fonde une entreprise autour d’une idée simple, inspirée du béton précontraint. Cinquante ans plus tard, cette idée reste au cœur de la durabilité du matériau.

Tout part d’une conviction.

La famille évoluait dans le textile depuis le début du siècle, puis dans les textiles synthétiques enduits à partir de 1956. Serge Ferrari y travaille et acquiert la conviction que le matériau est à l’aube d’une transformation profonde. Il quitte alors l’entreprise familiale et s’éloigne du secteur pendant trois ans, afin de reprendre la réflexion depuis son point de départ. La réponse vient d’un tout autre univers. Dans le béton précontraint, l’acier est mis sous tension avant que le béton ne soit coulé. Transposé au textile, le principe devient simple : mettre le support tissé sous tension avant l’enduction, puis maintenir cette tension pendant toute l’application du revêtement. En 1973, Serge Ferrari fonde sa propre entreprise. Le procédé prend le nom de Précontraint®.

Ce qui trouve son origine en 1973.

Les entreprises revendiquent facilement la continuité. Ici, elle se traduit par une propriété physique, précise et mesurable — et son origine peut être retracée.

Mettre le tissu sous tension avant l’enduction produit un premier effet évident : le textile reste plan et conserve sa stabilité dimensionnelle. Mais ce principe produit aussi un effet moins visible. Parce que les fils sont maintenus sous tension, l’enduction se dépose en plus grande épaisseur sur leurs crêtes que sur un support relâché de même poids. Le fil polyester se trouve ainsi protégé précisément aux endroits où une enduction conventionnelle serait la plus fine.

C’est cette géométrie qui permet à une membrane fabriquée selon ce procédé de conserver plus de 65 % de sa résistance à la traction après trente ans. L’idée née en 1973 n’est donc pas simplement un élément de l’histoire de l’entreprise.

Trois choix en ont découlé. Ils n’ont pas changé.

Faire plus avec moins. Rechercher la performance dans l’intelligence du matériau, et non dans la quantité de matière. Maîtriser l’ensemble du système.
Du fil à la membrane. Concevoir ses propres outils. Garder la maîtrise de chaque étape.

Rester indépendant. La première machine voit le jour en 1974. D’autres suivront.

L’entreprise qui dure sera celle qui aura su être utile.

Façade contemporaine composée de membranes textiles verticales créant une enveloppe architecturale légère.

Un matériau pensé comme un système ne se choisit pas sur catalogue.

Le Septième Matériau est le fruit d'un savoir-faire industriel unique et d'une maîtrise complète de la chaine de valeur construite sur le long terme. Depuis des décennies, le Groupe développe et intègre les compétences nécessaires à la conception, à la fabrication et à l'évolution de ses matériaux.

Au cœur de cette maîtrise se trouvent notamment les technologies de tissage et d'enduction. Les lignes d'enduction qui produisent aujourd'hui une grande partie des membranes du Groupe ont été conçues et construites par ses propres équipes, prolongeant une culture industrielle initiée dès 1973. Cette intégration permet de maîtriser chaque étape du processus, d'optimiser les performances des matériaux et d'en assurer l'amélioration continue.

Ce savoir-faire s'appuie également sur l'expertise historique de Verseidag dans les membranes en fibre de verre enduite de PTFE et s'accompagne d'un engagement pionnier en faveur de l'économie circulaire. Dès 1998, Serge Ferrari a investi dans le développement de solutions permettant de recycler les membranes composites en fin de vie. Cette démarche se poursuit aujourd'hui à travers de nouveaux travaux visant à rendre ces technologies plus accessibles, plus compactes et plus proches des lieux de collecte et de transformation.

Le Septième Matériau repose donc sur ces quatre piliers : l'innovation, la maîtrise industrielle, l'expertise matériaux et la circularité.

Façade d’un bâtiment sportif avec membrane textile translucide rétroéclairée, utilisant la toile Tenseo 902 S2.

Prendre un risque éclairé.

Le développement de Précontraint® a nécessité plusieurs mois, avec une conviction toujours affirmée au sein de l'entreprise : une initiative qui échoue n’est pas une faute.

C’est aussi ce qui a permis de recommencer, d’essayer autrement et d’aller plus loin : des machines conçues en interne, une indépendance préservée et des décisions prises au plus près du terrain.

Cette logique se poursuit aujourd’hui. Le défi actuel : intégrer progressivement des matériaux recyclés dans toutes ses gammes.